Discours du 1er août du Président du Conseil municipal
La fête du 1er août est aussi l’occasion pour le Maire et le Président du Conseil municipal de s’adresser à la population.
Chères Versoisiennes, chers Versoisiens, et personnes de tout autre horizon légèrement moins fortuné que les habitantes et habitants de notre belle commune.
Aujourd’hui j’ai l’honneur de prendre la parole pour dire quelques mots de notre fête nationale et surtout de notre beau pays.
Suisse a beaucoup évoluée depuis ses débuts. Partant d’un socle multiculturel déjà riche (4 langue nationales et des dizaines de dialectes, des cultures variées, des populations urbaines et campagnardes), sa population s’est diversifiée encore davantage.
Nous sommes passé d’une seule religion autorisée, à deux, puis à une ouverture totale. Au prix, on l’oublie parfois, d’une guerre civile de plusieurs centaines d’années entre catholique et protestants, qui a failli empêcher la Suisse de devenir un Etat fédéral et fédérateur.
Tout au long de sa riche histoire, ce tout petit pays en taille a su se faire sa place dans le monde et apporter à ses citoyennes et citoyens toujours plus de libertés. Aujourd’hui, nous profitons de tout ce qui a été construit par celles et ceux avant nous.
Face aux nombreux défis qui nous attendent, il me semble que nous devons garder en tête ces quelques éléments fondateurs qui nous aideront à faire face.
La diversité a construit ce pays, tout comme comme le fait que ces habitantes et habitantes ont compris et adoptés les valeurs qui ont fait avancer ce pays vers le progrès.
La diversité fonctionne lorsque le socle commun de valeurs, de lois et de liberté est respecté par toutes et tous.
Rappelons-nous que même cette fête du premier août est une des inventions du 19ème siècle pour créer un sentiment d’unité nationale.
Nous avons simplement choisi cette date pour célébrer nos points communs.
La Suisse a choisi cette référence à un traité d’aide et de défense pour célébrer en paix son unité.
C’est un acte symbolique fort, qui doit toujours animer nos actions à tous les échelons du pays et y compris dans nos relations quotidienne aux autres.
Je ne vais pas vous lire le pacte de 1291 en entier, mais seulement une partie, qui mérite une contextualisation actuelle.
« Nous, les hommes d’Uri, de Schwytz et d’Unterwald, conscients de la gravité des temps, désireux de nous accorder aide et protection, promettons et jurons de nous porter secours et conseil les uns aux autres, de nous soutenir de toutes nos forces et, s’il le faut, au prix de nos vies et de nos biens, contre quiconque nous ferait violence ou nous causerait du tort. »
Il semble à première vue difficile de s’identifier à des montagnards vivants au 13e siècle. Néanmoins cette partie sur la conscience de la gravité des temps qui nécessite que nous nous soutenions est on ne peut plus actuelle.
Les défis ne manquent pas et le temps n’est pas à se chamailler politiquement sur des divergences mais bien à faire face aux problèmes ensemble et tenter de les résoudre.
S’adapter au changement climatique n’est pas politique, c’est une évidence.
Recréer de la proximité sociale au niveau local également.
Etre à l’écoute des uns et des autres et s’exprimer respectueusement, y compris à distance sur les réseaux sociaux, une base indispensable au bon fonctionnement de notre démocratie.
Pour moi le 1er août est l’occasion de se rappeler l’histoire de notre pays, mais surtout comment il s’est construit petit à petit, en dépassant nos différences et en construisant un avenir commun profitable à toutes et tous.
En ce 1er août 2026, je ne peux que vous souhaiter à toutes et tous, chères Versoisiennes et chers Versoisiens, et bien sûr à toutes les personnes présentes de quelque horizon que vous soyez, une magnifique fête nationale et un moment d’unité, de joie et de partage.
Vive la Suisse!